La bouillie bordelaise

Son impact environnemental est négligeable.

Le sulfate de cuivre qu’elle contient ne se dégrade pas. À long terme, il peut devenir toxique pour la faune du sol (vers de terre, micro-organismes…). Mal dosée ou appliquée dans de mauvaises conditions, la bouillie bordelaise peut brûler les bourgeons ou les jeunes feuilles. Elle peut aussi nuire aux organismes utiles, notamment certains auxiliaires.

La bouillie bordelaise est l’un des plus anciens fongicides employés contre les maladies.

Utilisée depuis plus d’un siècle, la bouillie bordelaise reste un pilier de la protection phytosanitaire des vergers, notamment en agriculture biologique. Elle se compose de sulfate de cuivre, de chaux hydratée et d’eau.

Efficace contre de nombreux agents pathogènes,
elle possède bien d’autres avantages.

Elle agit contre de nombreuses maladies fongiques (tavelure, chancre…) et certaines bactéries, dès l’hiver. Elle permet également de réduire l’inoculum en fin ou début de saison, limitant les pressions au printemps, et est l’un des rares produits encore autorisés en agriculture biologique pour lutter contre certaines maladies majeures. Facile à appliquer, elle reste économiquement intéressante pour de nombreux producteurs.

L’Union européenne n’impose pas de limitation de doses.

Depuis 2019, l’Union européenne limite la quantité de cuivre à 4 kg par hectare et par an, en moyenne sur 7 ans. Ce fongicide historique, autorisé en agriculture biologique, reste toléré mais son usage est de plus en plus encadré en raison de son impact environnemental (accumulation dans les sols, toxicité pour la faune…).

Sources : « La bouillie bordelaise est-elle dangereuse ? » et « Dérogation cuivre métal campagne 2024 » parus sur les sites pause-maison.ouest-france.fr et www.cavb.fr