Portrait
Croquer la pomme
à pleine dent !
Depuis plus de quarante ans, la Société Pomologique du Berry veille sur un trésor : les fruits anciens de la région. À Neuvy-Saint-Sépulchre, ses bénévoles et salariés redonnent vie aux variétés oubliées et transmettent, avec passion, l’art de faire pousser, greffer et goûter le patrimoine fruitier du Berry.
Ces vergers sont de véritables
laboratoires à ciel ouvert.
On y identifie, décrit et
teste les variétés.
L’histoire commence en 1984, lorsque Gabriel
Darreau et René Marlot décident de sauver les variétés locales menacées par la production de masse. De cette volonté de préserver le goût et la diversité naît la Société Pomologique du Berry. Aujourd’hui, l’association gère quatre vergers conservatoires et une vigne à Tranzault, où poussent plus d’une centaine de variétés régionales : pommes, poires, cerises, prunes et châtaignes du Bas Berry. « Ces vergers sont de véritables laboratoires à ciel ouvert. On y identifie, décrit et teste les variétés, on y sélectionne les arbres les plus adaptés au climat et aux sols, et l’on y récolte le précieux bois de greffe pour replanter ailleurs », précise le président de l’association, René Marandon. Rien que les noms des fruits nous racontent déjà une belle histoire : la Belle Fille de l’Indre, la Poire Curé ou la Prune de Sainte-Sévère… La mémoire d’un territoire vivant et gourmand.
Faire pousser et transmettre la passion
Mais conserver ne suffit pas : il faut partager ! C’est tout le sens de l’action de la Société Pomologique, qui fait du verger un lieu de rencontre et d’apprentissage. Chaque automne, la Journée de la Pomme attire des visiteurs venus déguster, échanger et redécouvrir les variétés anciennes. En février, la distribution de greffons permet aux particuliers de replanter des arbres oubliés dans leurs jardins. Tout au long de l’année, des ateliers de taille, de greffage ou de transformation (jus, séchage, confiture) rythment la vie de l’association. Scolaires, collectivités, familles ou simples curieux sont invités à remettre les mains dans la terre et à renouer avec les gestes d’autrefois. Trois salariés et plusieurs centaines d’adhérents – près de 800 – animent ce réseau vivant, soutenu par une équipe de bénévoles passionnés. L’association entretient un lien sensible entre les générations et la terre. Un lien qui se croque, se presse et se partage !
Plus d’infos sur : www.domainelestouchines.com
